Un Policy Brief de l’ETUI (mars 2026) met en une évidence que les pays européens où les salariés participent le plus aux décisions sont aussi les plus productifs, les plus innovants, et ceux qui maîtrisent le mieux leur inflation.
L’European Participation Index (EPI) — qui agrège densité syndicale, négociation collective, représentation en entreprise et au conseil d’administration — montre des corrélations solides avec la productivité, le dépôt de brevets et les dépenses de R&D. L’inflation y est en revanche négativement corrélée : les pays à forte participation ont mieux absorbé le choc de 2021-2023.
La France se situe dans le peloton de tête de l’EPI — 5ᵉ rang européen — portée notamment par l’extension récente de la représentation des salariés au conseil d’administration. Un atout que le débat français sur la compétitivité peine encore à valoriser.
Ironie du sort : pendant que la Commission Européenne pousse à la dérèglementation et à la simplification, l’indice EPI est en recul depuis 2009 sur l’ensemble de l’UE. Les auteurs y voient une compétitivité que l’Europe sape elle-même.
À méditer pour qui travaille sur la gouvernance partagée ou le partage de la valeur.
Source : De Spiegelaere S. et Vitols S. (2026), « Worker participation: a missing element on the road to competitiveness », Policy Brief 2026.02, ETUI.




